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Presse : combien vaut ma société ?

 Quelques réflexions sur la valorisation des magazines...en complément des pratiques de valorisation des entreprises.

 

Les récentes cessions d’entreprises de presse ou de titres ont mis en évidence la complexité de la valorisation de ces actifs dans un contexte de baisse continue de l’activité et des recettes publicitaires caractéristique de l’économie déflationniste  et la diversité des motivations et attentes des acteurs du secteur.

 Les prix affichés ont montré une forte dégradation  de la valeur des entreprises de presse. La difficulté d’appréciation de ces valeurs, qui font référence sur le marché de la cession, est le peu d’informations publiques qui permettraient de savoir comment s’est formé le prix.

On constate ainsi qu’une profonde évolution s’est ainsi produite dans les 10 dernières années, et les  valeurs des entreprises ont très sensiblement baissées. D'importantes disparités 

apparaissent entre les secteurs de la presse. La PHR résiste bien mais la presse magazine souffre de l'incertitude de sa distribution et de l'érosion de ses ventes. 

,le point d’inflexion se site en 2009 pour la presse professionnelle.   Avant cette date,  et en période de stabilité (ou de hausse) des C.A. et des marges,  les Entreprises /titres s’évaluaient en fonction de la valeur du fonds de commerce,  autour de 60 % du Ca annuel, mixée à un multiple de la marge brute (2 à 3 )ou du résultat d’exploitation (5 à 6)   sous réserve que la rentabilité soit jugée « normale ».

​Cette façon d’évaluer a disparu au profit d’une valorisation fondée sur l’attente de résultats futurs estimés au vu des derniers résultats connus (sous réserve que ceux-ci ne soient pas exceptionnels).

 

​La difficulté majeure des cessions est que compte tenu des particularités du statut de certains collaborateurs, le prix de l’opération n’est pas entièrement connu lors de la transaction mais dépend de l’aléa de la mise en jeu des clauses de conscience ou de cession par les journalistes.  Ce coût potentiel parfois très important est le plus souvent partagé entre cédant et acheteur.  

Second point particulier,  la problématique souvent mal évaluée car traitée de façons très diverses dans les comptabilités de la dette abonnés (quand il y en a). La trésorerie ainsi constituée devrait idéalement être en partie disponible pour couvrir les coûts futurs destinés à produire la publication et à servir les abonnés. 

 

Des méthodes différentes seront utilisée pour évaluer « titres » (au sens publication) et entreprise.

 Pour les « titres » , seront privilégiées les approches de calcul de la marge avant frais de structure à laquelle  on appliquera un coefficient multiplicateur.   Les frais de structure sont en effet propres à chaque entreprise et un titre peu ou pas rentable dans une entité pourra l’être dans une autre .

Coté valeur d’entreprise, une société stable et diversifiée se cédera entre 3 et 4 fois le résultat d’exploitation corrigé. Les corrections peuvent être multiples: le dirigeant est- il « normalement rémunéré » ? certains postes font ils l’objet de minoration ou de majoration de leurs montants ?  des produits exceptionnels sont-ils réalisés , le CA est-il linéaire (exemple salon biennal ), la trésorerie est-elle cohérente avec les besoins de l’entreprise .

​Toutes  les activités présentant  un caractère de récurrence du chiffre d’affaire, ou diversifiant les sources de rentabilité et de stabilité amélioreront l’évaluation de l’entreprise. De même la maturité de l’évolution vers le web et la part de CA réalisée  ainsi pèseront positivement  sur l’évaluation.

Enfin, au-delà  de l’évaluation, les modalités pratiques  d’une cession influent très fortement sur le résultat final de l’opération pour le bénéficiaire . Il convient donc d’organiser celle-ci bien en amont  en fonction des situation patrimoniales, fiscales, sociales..etc. du cédant.

ActBusiness, grâce à sa connaissance du secteur  peut vous conseiller et vous aider dans vos réflexions en matière  d’évaluation  d'acquisition et de cession.